BAL 2026 : pourquoi Dakar ne figure pas parmi les villes hôtes cette saison

Dakar – Pour la première fois depuis plusieurs saisons, Dakar ne figure pas parmi les villes hôtes de la Basketball Africa League (BAL) 2026. Une absence lourde de sens pour une capitale longtemps présentée comme une vitrine du basketball africain. Officiellement, il s’agit d’un simple choix de rotation géographique. Officieusement, cette mise à l’écart soulève des interrogations plus profondes sur la gouvernance sportive et l’anticipation institutionnelle au Sénégal.

Une décision qui interroge au-delà du discours officiel

La BAL met en avant une stratégie d’expansion continentale, avec des étapes prévues à Pretoria, Rabat et Kigali. Un argument recevable. Mais dans les coulisses, plusieurs observateurs notent que d’autres villes, déjà hôtes par le passé, continuent d’être retenues, tandis que Dakar disparaît totalement du dispositif 2026.

Dès lors, la question se pose :
👉 Dakar a-t-elle réellement défendu son dossier ?
👉 Les autorités sportives et étatiques ont-elles anticipé les exigences croissantes de la BAL ?

Dakar Arena : une infrastructure sous-exploitée ?

Inaugurée comme un symbole de modernité, Dakar Arena répond aux standards internationaux exigés par la BAL. Pourtant, sa disponibilité, sa gestion et sa programmation sont régulièrement pointées du doigt par les acteurs du sport local.

Selon plusieurs sources du milieu sportif, le manque de coordination entre :

  • les gestionnaires de l’infrastructure,

  • les autorités sportives,

  • et les partenaires institutionnels,

aurait pesé dans la balance. Dans une compétition où les villes candidates présentent des dossiers clés en main, l’improvisation n’a plus sa place.

Kigali, Rabat, Pretoria : des modèles plus structurés

À l’inverse, des villes comme Kigali se sont imposées comme des partenaires stratégiques fiables de la BAL. Stabilité organisationnelle, engagement politique clair, continuité dans la vision sportive : autant d’éléments qui renforcent leur crédibilité auprès des organisateurs.

La comparaison est cruelle pour Dakar, qui semble payer le prix :

  • d’une absence de stratégie sportive à long terme,

  • d’un manque de lobbying international,

  • et d’une faible synergie entre sport, diplomatie et marketing territorial.

Le Sénégal, grand absent des grandes décisions ?

Cette absence intervient dans un contexte paradoxal. Le Sénégal demeure l’une des nations majeures du basketball africain, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Pourtant, sur le plan des grandes compétitions de clubs, le pays peine à capitaliser sur son image et ses résultats sportifs.

Pour certains analystes, la non-organisation de la BAL 2026 à Dakar reflète un problème plus large :
👉 le sport n’est pas encore pleinement intégré comme levier stratégique de rayonnement international.

Un signal d’alerte pour les décideurs

Plus qu’un simple choix de calendrier, la mise à l’écart de Dakar sonne comme un signal d’alerte. Dans un environnement sportif africain de plus en plus compétitif, les villes qui n’anticipent pas reculent.

Sans réaction rapide, Dakar risque de voir d’autres opportunités lui échapper :
JOJ, compétitions africaines de clubs, événements NBA Africa ou FIBA.

Et maintenant ?

La question n’est donc plus de savoir pourquoi Dakar n’accueille pas la BAL 2026, mais :
que fera-t-elle pour ne pas rater la prochaine édition ?

Cela passera nécessairement par :

  • une clarification de la gouvernance des infrastructures sportives,

  • une meilleure coordination entre État, fédérations et collectivités,

  • et une vision ambitieuse et assumée du sport comme outil de diplomatie et d’économie.

Sans cela, l’absence de Dakar en 2026 pourrait ne plus être une exception, mais le début d’une marginalisation progressive.

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