Enquête : Le nouveau projet de loi sur l’homosexualité au Sénégal porté par Ousmane Sonko

Dakar, février 2026 — Le Premier ministre sénégalais

Ousmane Sonko a déposé à l’Assemblée nationale un projet de loi
visant à durcir les sanctions pénales liées aux relations entre personnes de même sexe.
Il s’agit du premier texte législatif porté personnellement par le chef du gouvernement
depuis l’installation du nouveau régime.

Un durcissement significatif des peines

Le projet prévoit une modification du Code pénal sénégalais.
Actuellement punis de 1 à 5 ans de prison, les actes qualifiés
« d’actes contre nature » pourraient être sanctionnés de
5 à 10 ans de prison.

  • Peines de prison portées de 5 à 10 ans
  • Amendes pouvant atteindre 2 à 10 millions de FCFA
  • Sanctions de 3 à 7 ans pour la promotion ou l’apologie de l’homosexualité
  • Perte possible de droits civiques jusqu’à 10 ans

Selon le gouvernement, il s’agit de répondre à une « demande sociale forte »
et de préserver les valeurs culturelles et religieuses du pays.

Un contexte politique sensible

Le Sénégal criminalise déjà certaines pratiques homosexuelles depuis l’indépendance.
Cependant, le projet actuel marque un tournant par le niveau de sévérité proposé.
Le parti au pouvoir, PASTEF, dispose d’une majorité parlementaire
susceptible de faciliter l’adoption du texte.

Ces dernières semaines ont été marquées par plusieurs arrestations
liées à des accusations d’homosexualité, ravivant un débat sociétal
déjà fortement polarisé.

Vives réactions nationales et internationales

Des organisations de défense des droits humains dénoncent
un recul des libertés fondamentales et alertent sur les risques
de stigmatisation accrue des personnes LGBTQ+.

Certains observateurs estiment que le sujet pourrait également
avoir une dimension politique, mobilisant une frange conservatrice
de l’électorat.

Les enjeux parlementaires

Le projet doit encore être débattu et voté à l’Assemblée nationale.
Des questions juridiques importantes sont soulevées :

  1. Conformité avec les engagements internationaux du Sénégal
  2. Définition juridique élargie des infractions
  3. Garanties procédurales pour les personnes poursuivies

Conclusion

Au-delà du débat juridique, cette réforme pose une question centrale
sur l’équilibre entre valeurs culturelles, souveraineté nationale
et respect des droits fondamentaux. Le vote parlementaire à venir
s’annonce comme l’un des débats les plus sensibles du nouveau régime.

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